A l’heure où les cantons de Vaud et Bâle-Ville (textes déposés), Bâle-Campagne, Lucerne, Valais, Zurich, Jura, Soleure, Neuchâtel, ainsi que les Villes de Zurich (texte déposé) et de Berne souhaitent améliorer l’accès à l’apprentissage et à la formation professionnelle des jeunes sans statut légal, le canton de Genève participe à cette campagne nationale par le dépôt de la résolution 603 « Pour un accès à la formation professionnelle des jeunes sans statut légal ».
Les partis Vert, Socialiste, Démocrate-chrétien, Radical et Libéral se sont associés afin de demander à l’Assemblée fédérale de créer les bases légales permettant aux jeunes sans statut légal d’avoir accès à l’apprentissage et à la formation professionnelle.
Le contexte et la situation, en Suisse, de plusieurs milliers d'enfants, de jeunes et de jeunes adultes sans statut légal est en effet préoccupant. L'école obligatoire scolarise les enfants sans statut légal, certes, car la Constitution suisse ainsi que la Convention internationale des droits de l'enfant garantissent le droit à l'éducation. Mais à la fin de leur scolarité obligatoire, ces personnes sont traitées comme si elles n'existaient plus. Elles ne peuvent pas décrocher une place d'apprentissage parce que les entreprises formatrices n'obtiennent pas d'autorisation de travail pour elles. Faute de pouvoir se former, ces personnes sont donc obligées de rester inactives ou de travailler au noir.
De plus, il s'agit d'une inégalité de traitement par rapport à d'autres jeunes sans statut légal qui eux, ont la possibilité de suivre une école subséquente à Genève (par exemple le collège, l’école de commerce ou l’ECG). Du point de vue économique, il est tout aussi absurde de devoir refuser de bonnes candidatures à cause de la loi.
Pour plus de renseignements : Mathilde Captyn, députée Verte au Grand Conseil



