Yvan Rochat, Président des Verts genevois, a expliqué : «Dès le début, la candidature de Daniel Devaud, de par ses qualités et son parcours, nous a parue légitime, car garante d’un Etat impartial. Les Verts ont un profond respect pour l’action de la Cour des comptes et pour l’aide qu’elle apporte aux députés, citoyens, etc. Nous ne partageons aucun objectif de la vision de l’Etat de l’idéologue UDC qui est l’adversaire de Daniel Devaud dans cette élection». Il a également expliqué pourquoi il n’y a pas de bulletin «Les Verts» dans la brochure de vote: «Cela n’est qu’à cause d’une question de timing. Lorsque nous avons tenu notre assemblée générale pour nous déterminer sur notre position à la Cour des comptes, René Longet (PS) était encore en lice. Face à ces deux candidatures, l’AG a préféré laisser la liberté de vote, il était ensuite trop tard pour déposer une liste lorsque le candidat PS a retiré sa candidature. Notre soutien à Daniel Devaud est plein et entier et nous appelons nos membres et sympathisants à se mobiliser pour cette importante élection».
Tobia Schnebli, secrétaire de solidaritéS, a tout d’abord évoqué l’importance de cette élection: «Deux visions de l’Etat et de la société s’affrontent dans cette élection. Le soutien est représenté ici par les partis politiques de gauche (solidaritéS, Verts, PS) et les syndicats, mais il est en réalité plus large puisqu'il s'étend jusqu'à certaines personnalités du centre et de la droite. On constate aussi une mobilisation inhabituelle au sein de la société civile qui s’étend à l’AVIVO, à l’Association des Juristes Progressistes, au GSsA et à ContrAtom, ...».
Carlo Sommaruga, Conseiller national PS et co-président du comité de soutien (avec Ueli Leuenberger, président des Verts suisses) a rappelé que la Cour des comptes est avant tout un organe de contrôle indépendant. « Les compétences de Daniel Devaud, reconnu pour son intégrité et pour la qualité de son travail à l’instruction de nombreuses affaires financières complexes montrent qu’il a le profil idéal pour ce poste. C’est le candidat de la légalité, puisque son attachement au respect de la loi lui a coûté son poste de secrétaire général du département de l’Economie publique. C’est cette indépendance et cette capacité à résister aux pressions politiques que nous défendons. De plus, Daniel Devaud est un humaniste, défenseur d’un Etat social fort mais efficace et transparent. Au sein de l’institution judiciaire, il a démontré sa capacité à fonctionner de manière collégiale, ce qui est essentiel. Son adversaire, au contraire, est un idéologue ultralibéral et sectaire, dont l’objectif n’est pas de servir l’Etat mais bien de l’affaiblir, en effectuant un travail de sape contre l’Etat et contre les prestations sociales qu’assure celui-ci.»
Manuela Cattani, cosecrétaire générale du SIT et vice-présidente de la CGAS a rappelé que son syndicat ne prend pas souvent position pendant les élections car le SIT tient à son autonomie du monde politique. «Toutefois, pour cette élection, nous avons jugé qu’il y avait un intérêt pour les salarié·e·s à prendre position car la Cour des comptes doit exercer sa mission de manière rigoureuse. De plus, cette élection se présente dans un contexte de clivage politique total: d’un côté, un candidat de la droite et de l’extrême-droite à qui il faut barrer la route. En effet, celui-ci est non seulement le candidat anti-étrangers mais aussi celui des milieux qui veulent moins d’Etat, moins de prestations publiques et qui défend des positions qui ne vont pas du tout dans le sens de l’intérêt des salariés. L’UDC a par exemple refusé au niveau national la loi sur le chômage, car elle n’allait à leur goût pas assez loin dans les économies et dans le démantèlement des prestations aux chômeurs. Une juge de gauche part, il est logique qu’un autre juge de gauche la remplace pour barrer la route à la droite et à l’extrême-droite ».Andrée Jelk-Peila, présidente du Cartel Intersyndical de la fonction publique et du secteur subventionné a expliqué le soutien du Cartel: «D’une part parce que Daniel Devaud, comme ancien membre du bureau du Cartel, connaît très bien les rouages de l’Etat et qu’il y a fait un très bon travail pour défendre la fonction publique en son temps. D’autre part, parce qu’il a toujours faire preuve d’une très grande intégrité, ce qui est une qualité essentielle pour le poste en jeu qui demande une très grande indépendance d’esprit. En face, nous avons un idéologue très partial qui veut attaquer l’Etat. Nous avons le choix entre le très bon et l'inacceptable. Sans hésiter, nous choisissons le très bon!».
Site de présentation de Daniel DevaudListe des soutiens à Daniel Devaud


