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Financement par le Conseil d'Etat de la tranchée de Vésenaz: une triple aberration

Les Verts genevois approuvent le plan de mesure proposé par le Conseil d’Etat pour soutenir l’économie locale dans ces temps de crise économique.

Ils rejettent cependant catégoriquement d’avancer les travaux de construction de la tranchée couverte de Vésenaz.Ce projet, d’un autre temps, est en effet, selon les VERTS genevois, une triple aberration : politique, économique et de mobilité.

Feuille de signatures NON au tunnel de Vésenaz - inutile et coûteux Feuille de signatures NON au tunnel de Vésenaz - inutile et coûteux

Aberration politique

La Confédération a tout récemment rétrogradé le projet de traversée de Vésenaz de catégorie A en catégorie C pour les motifs suivants : « Rapport coût-bénéfice insuffisant. L’efficacité de la mesure est faible en raison d’un délestage uniquement partiel du centre du village (la route d’Hermance reste en surface) et de la faible quantité de population concernée ». Que le canton et la commune décident, aujourd’hui, de suppléer à la part de la Confédération pour un projet que celle-ci désapprouve pour des motifs de politique des transports serait donner un signal pour le moins incongru à une Confédération qui s’apprête à investir pas moins de 650 millions de francs dans le projet d’agglomération franco-genevois.

Aberration économique

Ce projet représenterait un coût approximatif de 112'000 CHF par habitant pour les soi-disant 500 « bénéficiaires », soit un total de 56'000'000 CHF pour un projet qui ne va que très marginalement améliorer les conditions de vie de ces 500 personnes. Genève est bien placé pour gagner haut la main le concours du gaspillage des deniers publics.

Finalement aberration au niveau de la politique de mobilité

Le village de Vésenaz connaît certes une surcharge de trafic automobile, mais on ne voit pas en quoi le fait d’enterrer une partie du trafic – et une partie seulement - sur 500 mètres représente l’ombre de la queue d’une solution. En effet, le village de Vésenaz avec une tranchée serait loin d’un havre de paix. Resteront en surface : le trafic de la route d’Hermance, auquel vient s’ajouter le trafic de la route de Thonon qui n’est pas dirigé vers le centre-ville soit au total près de 20'000 véhicules par jour qui continueront à circuler en surface.

Les solutions ?

Pour diminuer les nuisances du trafic, il faut diminuer le trafic automobile ! Toute autre solution n’est que poudre aux yeux et revient à repousser d’un grand coup de balai la poussière sous le tapis.

Et les solutions sont nombreuses. Il s’agit de développer les transports publics, encore assez faible dans la région Arve et Lac. Tout miser sur la rapide mise en service du CEVA qui offrira dans quelques années une alternative bienvenue aux nombreux pendulaires venant de la région de Thonon, Evian et Douvaine.

En attendant ce RER, des parkings d’échange doivent être construits, par exemple à la Pallanterie, et/ou à la douane d’Anières, avec des lignes de bus performantes pour les relier au centre-ville.

Bref, une solution globale aux problèmes de transport dans notre agglomération doit être trouvée, faute de quoi nous devrions bientôt enterrer l’ensemble de notre réseau routier… une belle utopie !!!

Nous attendons donc du Conseil d’Etat qu’il renonce définitivement à ces pseudo-mesures alibi pour résolument se concentrer sur les solutions porteuses d’avenir.
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