En moins de 4 mois, l’association actif-trafiC a récolté 14'812 signatures en faveur de son initiative pour la mobilité douce. L’engouement de la population pour cette initiative et la facilité de récolte auprès de populations de différentes conditions et âges a confirmé l’analyse de l’association sur la situation des transports à Genève: le trafic motorisé engorge la ville à tel point que les transports publics sont ralentis et les déplacements à pied et à vélo sont rendus dangereux. La qualité de vie est aussi atteinte par le volume croissant de véhicules motorisés privés.
Les militantes et militants d’actif-trafiC ainsi que les membres d’une large alliance constituée d’organisations, des Verts et de partis variés ont défilé à vélo ce matin en direction du Service des votations pour déposer les 14'812 signatures récoltées depuis le 5 mars. Pour Andréa von Maltitz, coordinatrice de l’initiative des villes, Genève gagnera en qualité de vie grâce à la diminution de la pollution atmosphérique, des nuisances sonores et des embouteillages. Un réseau continu de pistes cyclables et de passages pour piétons sécurisés rendra les déplacements non-motorisés enfin sûrs et attractifs.
L’initiative s’attaque de front aux problèmes des transports rencontrés dans l’agglomération. Les villes et banlieues absorbent un volume de trafic automobile croissant, alors que les transports collectifs aux heures de pointe arrivent à saturation (par exemple la ligne Augustins-Gare Cornavin). Il est donc urgent d’agir. Selon Philippe de Rougemont, coordinateur de l’initiative, «la densité élevée de l’agglomération la prédestine à la promotion de moyens de transport économes en espace, en énergie et en pollution.» Alors que la belle saison invite à utiliser son vélo au quotidien, l’absence de pistes cyclables continues et sécurisées empêche un report important de la voiture à la mobilité douce. Avec l’aboutissement haut la main de l’initiative pour la mobilité douce, l’avenir de la petite reine et du piéton roi est tout tracé, pour le bien de la population, de l’environnement global et d’une convivialité retrouvée en ville.
En zone urbaine, le vélo est le moyen de transport le plus efficace. Souple, léger, écologique et bon pour la santé, il est adapté à la vie citadine moderne. Pourtant, il a jusqu’ici été considéré comme la cinquième roue du char de la mobilité dans l’agglomération. Il est temps de lui faire plus de place sur la voirie!
Antonio HODGERS, Conseiller national, Les Verts
Nous encourageons les personnes à se déplacer de manière respectueuse de l’environnement et afin de préserver la santé de tous. Mais nous devons aussi leur donner les moyens de se mouvoir en sécurité et avec plaisir ! Une vraie politique en faveur des déplacements individuels non motorisés consiste à anticiper les besoins en infrastructures adaptées comme les pistes cyclables en continu, les îlots piétonniers ou les abris à vélos. Cela permet d’investir dans une mobilité responsable et digne, qui contribue à la diminution de notre impact écologique.
Jacqueline ROIZ, Candidate Verte pour le Grand Conseil


