Succès pour la mobilité douce qui sera désormais inscrite dans la loi !
Malgré les mensonges et les menaces du Groupe Transport Economie, la population a compris que les cyclistes et les piétons méritaient une meilleure place dans le trafic ainsi que des aménagements plus sécurisés.
Le OUI est très net en milieu urbain, avec des pics à 65.2% aux Pâquis, à 63.5% dans le quartier Prairie-Délices et 64,2% à la Cluse-Roseraie. Côté campagne, le non s’affiche tant sur la rive droite que sur la rive gauche avec un maximum à 74.2% à Cologny. Ce refus net de la périphérie et la forte acceptation en ville illustrent très clairement le clivage entre une population citadine soucieuse d’une qualité de vie fortement mise à mal par les nuisances du trafic (bruit, pollution atmosphérique et empiètement de l’espace urbain) et la crainte des automobilistes des communes périurbaines d’être privés de leur voiture pour « descendre » en ville. Genève est le deuxième canton de Suisse a accepté l’initiative des Villes, après Saint-Gall en mars 2010. A Lucerne et à Bâle, le peuple a préféré un contre-projet et les votations à Winterthur et à Zurich devraient intervenir en automne prochain.
Déception pour les Cherpines !
Les moyens démesurés investis dans la campagne par nos adversaires ont certes permis au déclassement d’être voté mais les Verts rappellent que plus de 43% a refusé ce bétonnage au profit du maintien d’une certaine qualité de vie, du respect de l’environnement et d’un soutien à l’agriculture de proximité.
Grâce aux discussions qu’a suscité ce référendum et à la position tranchée des Verts, on peut espérer que le débat se portera désormais sur une densification des zones à bâtir actuelle et sur la réalisation optimale des «écoquartiers» projetés.
En effet, la droite a, au cours de cette campagne, abondamment utilisé le terme écoquartier dans sa propagande électorale. Les Verts ne manqueront pas de suivre de près l’évolution de ce projet et dénonceront fermement tout dérapage dans ce domaine. Un écoquartier a été promis, un écoquartier devra donc être réalisé avec tout ce que cela comporte en termes de mise en œuvre d’un plan énergétique à 100% renouvelable et d’une mobilité véritablement durable (y compris une très forte diminution des places de parking). Les Verts espèrent finalement qu’avec l’aide des socialistes, qui ont pris quelques engagements au cours de cette campagne, les quelques 3 hectares nécessaires à la poursuite de l’expérience exemplaire des Jardins de Charrotons pourront trouver place dans le cadre de la future urbanisation des Cherpines.


