Motion et conférence de presse pour demander le renforcement et la mise sous protection des corridors biologiques
Les Verts ont déposé une motion (M 1910) au Grand Conseil pour demander le renforcement et la mise sous protection des corridors biologiques .
Dans le contexte de la mise en place de l’agglomération franco-valdo-genevoise, Les Verts ont organisé un Conférence de presse, le lundi 14 décembre 2009, pour sensibiliser les Genevois à la nécessité, de prendre des mesures d’aménagement en faveur des connexions biologiques.
Morgane Gauthier (députée), Sylvia Leuenberger (ex-députée et membre du comité du WWF) et Ruth Baenziger (secrétaire permanente de Pro Natura) ont pris la parole lors de cette rencontre avec la presse.
A Genève, les Verts ont déjà déposé une pétition (P1391) concernant la protection de la petite faune qui a été adoptée par le parlement en 2005 et avait abouti, après des années, à deux fiches techniques minimalistes à prendre en compte à bien plaire par les constructeurs de routes.
Au niveau fédéral, le Parlement a demandé au Conseil fédéral d’élaborer d’ici mi-2010 une stratégie nationale en faveur de la biodiversité qui, en Suisse comme au niveau mondial, est en recul.
Les corridors biologiques ne sont qu’un des éléments garantissant le maintien de la biodiversité, maintien fondamental pour la survie de l’espèce humaine qui a trop souvent tendance à croire qu’elle est indépendante de son environnement.
Les corridors biologiques sont aussi les garants de cette qualité de vie particulière à Genève et appréciée des genevois qui met la campagne très proche du centre ville.
Suite au discours de St-Pierre du nouveau Conseil d’Etat qui a mis les grands travaux d’infrastructure comme un des points forts du programme du gouvernement, les Verts pensent qu’il est important de se poser les bonnes questions en amont des réalisations et d’inscrire dans la loi les nécessaires adaptations pour renforcer et protéger les corridors biologiques.
Leur emplacement doit être réservé dans une loi comme c’est le cas pour les bords des cours d’eau qui sont entourés de surfaces inconstructibles. De plus, les cartes du territoire doivent comporter les espaces précis dévolus aux corridors.
Plusieurs pénétrantes de verdure, pourtant identifiées dans le plan directeur cantonal 2015, sont menacées soit par des projets d’infrastructures, soit par une surabondance de fonctions que l’on souhaite leur attribuer (loisirs, corridors biologiques, mobilité douce, etc.). Pour pouvoir jouer un rôle de corridor biologique, les pénétrantes doivent être assez larges et doivent communiquer entre elles, même au-delà des frontières du canton.
Voir aussi l’article que la Tribune de Genève a publié suite à la conférence.
Et le site de Pro Natura sur la question



