Les Verts Genève
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Session des 24-25-29 avril 2008

Interpellation urgente : Vote par internet: cherche-t-on à forcer la main aux députés ?
 
En prenant connaissance du point de presse du Conseil d’Etat du 23 avril dernier, c’est avec surprise que nous avons appris que « Le Conseil d'Etat a écrit au Conseil fédéral afin que la Confédération autorise un nouveau test permettant d'utiliser le vote par Internet comme moyen de vote complémentaire au vote à l'urne et au vote par correspondance lors des votations fédérales du 28 septembre prochain, dans les dix communes genevoises où le vote par Internet a déjà été introduit avec succès à l'entière satisfaction du public et des autorités communales. ».

 
Or, le PL 9931 modifiant la Loi sur l’exercice des droits politiques (A 5 05) et introduisant le vote électronique à Genève est toujours en suspens devant notre Grand Conseil. Plusieurs demandes d’urgence faites par le Conseil d’Etat ont été soit retirées, soit refusées par le plénum, ce qui ne semble pas traduire un enthousiasme débordant du Parlement au sujet du e-voting. En effet, de nombreuses questions se posent par rapport à l’introduction de ce nouveau mode d’expression de la volonté populaire, aussi bien au niveau technique et informatique qu’au point de vue éthique.

 
Le législatif se prononcera en temps voulu, mais d’ici là, étant donné que la période de test initiale est écoulée, il paraîtrait souhaitable que l’exécutif observe une certaine retenue par rapport à ce dossier et évite de faire un forcing malvenu sous la forme de nouveaux tests grandeur nature ou de sollicitations auprès de la Confédération.

 
Ma question est donc la suivante : le Conseil d’Etat souhaite-t-il aller de l’avant dans l’utilisation du e-voting en dépit de l’absence d’une base légale claire et durable (l’art. 188 LEDP ne pouvant être considéré comme tel) ?

Session des 21-22 février 2008

Interpellation urgente : Pics de pollution : quelles mesures urgentes possibles ?
 
Nous trouvons inadmissible que le canton recommande aux personnes sensibles de rester chez elles, lorsque des pics de pollution des particules fines sont atteints à Genève.
 
Il faut ouvrir les yeux, la pollution ne va pas aller en diminuant et la solution de ne plus sortir de chez soi n’est juste pas envisageable à long terme. De plus cela fait des semaines que nous sommes sous une épaisse masse d’air stagnant qui retient les polluants à proximité du sol.
 
Il est nécessaire de prendre des mesures ponctuelles de diminution du trafic ou au minimum d’obliger les conducteurs à réduire leur vitesse. Les départements français limitrophes ont exigé la réduction de la vitesse.
 
Le Conseil d’Etat a déjà un plan de mesures : le règlement relatif à la restriction temporaire de la circulation motorisée en cas de pollution de l’air, H 1 05.04, mais dont les limites des taux supérieurs pour intervenir sont très élevées et empêchent ainsi d’agir alors que la pollution atmosphérique est déjà malsaine pour la santé de la population.
 
Ces mesures ne solutionnent pas tout, mais devraient avoir un but pédagogique. De plus, elles concernent tout le monde. Il ne suffit pas de payer pour y échapper.
 
Il est bien évident que, parallèlement, des mesures sur le long terme sont indispensables comme le transfert modal, le fort encouragement à la mobilité douce, l’obligation des filtres à particules, la mise en place d’un système de macarons, etc.
 
Aussi la question est la suivante :
 
Quels types de mesures, qui ne seraient pas en contradiction avec le droit supérieur, le canton pourrait-il mettre rapidement en place lorsque la pollution, notamment des particules fines et de l’ozone en été, est au-delà des limites de l’Opair pendant plusieurs jours ? Ceci afin de ne pas demander aux gens de rester chez eux et de bien mettre en évidence les dangers liés à un trafic routier polluant excessif .
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