Délégation et complémentarité
Le mouvement associatif joue un rôle aussi important que l’économie. Il constitue un rouage de la gouvernance et peut contribuer au bon fonctionnement des institutions. L’Etat lui délègue de nombreuses tâches sociales, notamment par le biais de contrats de prestations qui cadrent les subventions. Ceux-ci permettent :
- A des associations spécialisées, à but non lucratif mais aux compétences affirmées, de suppléer l’Etat dans l’accomplissement de tâches que celui-ci juge nécessaires
- A l’Etat de définir précisément ce qu’il «achète» et, après concertation, comment il entend que les mandats, ainsi délégués, soient exécutés.
L’Etat régulateur
Les crises soulignent plus encore la responsabilité de l’Etat. Cette responsabilité doit se traduire par une activité normative et d’arbitrage forte, propre à peser directement sur les choix économiques des citoyens et des entreprises.
La mise en œuvre de normes environnementales strictes n’est pas un obstacle au développement des entreprises. Bien au contraire, elle permet, notamment, d’orienter l’activité d’une multitude de petites et moyennes entreprises et de créer des emplois spécialisés.
Cela signifie que :
- L’Etat se donne les moyens de faire appliquer les normes sous peine de pénalités
- Les décisions de l’Etat impliquent des consultations
- Le marché doit être encadré, stimulé, orienté sans que l’initiative individuelle ou des entreprises soit pour autant brimée
- L’Etat met en place des filières de formation intelligentes et tournées vers le développement durable.
L’Etat a un rôle prépondérant à jouer dans la régulation de l’économie car :
- Il informe, responsabilise et incite les entreprises à prendre conscience de l’importance d’un comportement environnemental, économique et social responsable
- Il encourage les entreprises à proposer des produits écologiques et/ou à adapter leurs processus de production dans ce sens
- Il oriente la promotion économique, l’aménagement du territoire et les mesures de soutien aux entreprises
- Il met en œuvre des chantiers importants à Genève pour préserver ou créer des emplois aussi dans les secteurs environnementaux (en particulier, transports en commun, assainissement et isolation des bâtiments, amélioration de l’efficacité énergétique).
Les moyens à mettre en œuvre sont de nature constitutionnelle, législative et réglementaire, voire fiscale (incitation).
Avoir un usage raisonné de l'informatique
Dans la gestion de son parc informatique, l’Etat doit s’engager à :
- S'assurer que tout projet d’innovation technologique s'inscrive dans les perspectives du développement durable*
- Minimiser l'impact négatif des moyens informatiques sur l'environnement et veiller aux économies d’énergie, à la récupération et, lors du renouvellement de l’équipement, à son recyclage
- Renouveler le matériel avec parcimonie et lorsque cela est véritablement justifié.



