La situation mondiale, en particulier les crises alimentaire, climatique et financière montrent à quel point un engagement accru dans l’aide au développement est urgent. La Banque mondiale craint que les succès remportés jusqu’à maintenant ne soient anéantis par les conséquences de ces multiples crises. Ce sont en effet les pays les plus pauvres qui sont touchés en première ligne par ces phénomènes.
Dans ce cadre, la responsabilité de Genève est toute particulière puisqu’elle bénéficie largement de l’activité internationale déployée par nombre d’organisations internationales (OI) et non gouvernementales (ONG) dans le canton.
Une présence qui nous rend redevable
Genève est le premier centre de négociations et rencontres multilatérales du monde, avant New York. Près de 200 pays disposent à Genève d'une représentation diplomatique et/ou économique et 600 organisations ONG y travaillent, notamment dans les domaines des droits humains, de l'action humanitaire, de l'environnement, du travail ou de la santé.
La Genève internationale tient, à la fois, à une histoire fondée sur la vocation d'arbitrage, de négociation et d'engagement humanitaire du canton et à une juste compréhension d'impératifs liés à la santé de l'économie locale.
Le canton de Genève a créé des structures actives en ces domaines. Elles travaillent conjointement avec les partenaires concernés: ONU et agences spécialisées, Département Fédéral des Affaires Etrangères (DFAE), ONG, communes, fondations publiques telles que la FIPOI ou associations privées d'inspiration publique telles que le Centre d'accueil - Genève internationale, ainsi qu'avec de nombreuses associations et fondations.
Afin de maintenir sa place internationale, Genève se doit de:
- Développer son effort de solidarité internationale afin qu'y soit effectivement consacré 0,7% du budget cantonal, conformément à la loi genevoise
- Maintenir, voire développer ses dispositifs d'aide à l'installation d'ONG dans le but, entre autre, de garantir la présence à Genève du Conseil des droits de l'homme, qui décidera de son implantation définitive à Genève dans le courant de la législature à venir
- Favoriser la construction, notamment par le biais de la Fondation immobilière pour les organisations internationales (FIPOI), de bâtiments à l'usage de représentations diplomatiques des pays parmi les moins avancés (PMA) et d'ONG. Les Verts restent, toutefois, très sensibles aux questions liées à la sauvegarde des espaces publics et au respect des exigences liées à la préservation de l’environnement
- Doter Genève des moyens d'une meilleure activité d'accueil, de relations protocolaires et de soutien aux délégués internationaux, particulièrement ceux provenant de pays à faibles revenus afin de favoriser leur participation aux conférences internationales, congrès ou sessions des divers organes de l'ONU (assemblées générales, commissions, comités, réunion d’experts)
- Favoriser la tenue, à Genève, de conférences internationales et de congrès, notamment en mettant à disposition aux ONG de locaux adéquats.
- Renforcer la politique des pôles d'activités dans les domaines académiques, environnementaux et sanitaires, secteurs qui, parmi d'autres, peuvent se développer en complément des pôles traditionnels tels que l'action humanitaire.



