Physique et mentale, la santé est étroitement liée aux conditions économiques, sociales et environnementales. Un air pur, un environnement calme, une alimentation saine, des conditions de travail et d’habitat décentes sont des facteurs qui contribuent au maintien de la santé. Genève, comme le reste de la Suisse, dispose d’un bon système de santé. C’est dans le domaine des soins (à domicile ou palliatifs) et surtout dans la prévention que des améliorations sont nécessaires.
Refuser les inégalités
La plupart des décisions en matière de politique de santé sont prises au niveau fédéral et la question de l’assurance-maladie reste au cœur du débat. L’allongement de l’espérance de vie et les progrès de la médecine ne laissent pas espérer un abaissement prochain des coûts. Dans ce contexte, le système actuel d’assurance-maladie risque de conduire à une médecine à deux vitesses.
L'avenir du système de santé suisse s'annonce sombre. En témoigne la hausse constante des primes et les déclarations alarmistes des assureurs. Les cantons bénéficient d'une marge de manœuvre réduite mais ont un rôle important à jouer dans les réformes à venir. Genève doit se montrer proactive et favoriser la mise en place d'un système plus équitable.
La Suisse est l’un des seuls pays européens qui ne tienne pas compte du revenu dans la fixation des primes d’assurance-maladie et qui ne prévoit pas la gratuité pour les enfants. Les Verts déplorent la politique fédérale telle qu'elle est conduite en la matière et préconisent l’adoption de critères garantissant une aide égale pour tous.
Repenser le système de santé cantonal
A ce titre et au niveau cantonal, les Verts se déclarent :
- Favorables à la priorité donnée aux soins à domicile. Ceux-ci correspondent aussi bien à la volonté des patients de ne pas séjourner trop longtemps à l’hôpital qu’à celle des personnes âgées qui veulent différer le plus possible leur entrée dans un établissement médico-social
- Convaincus que les assurés doivent pouvoir choisir entre la médecine traditionnelle et des méthodes alternatives ou complémentaires
- Attachés à ce que les patients soient informés de leurs droits et reçoivent une information sur les risques et les conséquences possibles d’un traitement médical.
Prévention et dépistage
On parle des coûts de la santé alors qu'il s'agit en réalité des coûts de la maladie. C'est la maladie qui coûte cher ! D'où l'importance d’une prévention qui permette de maintenir la santé, d'éviter la maladie et d’en limiter les coûts.
La prévention est une tâche fondamentale des pouvoirs publics. Elle comporte différents aspects qui devraient être développés à l’avenir :
- L’information sur les comportements à risques et habitudes nocives pour la santé doit être répétitive et disposer des moyens qui touchent tous les groupes de population
- La promotion de la santé passe aussi par des campagnes d’information mettant en avant des manières de vivre favorables à la santé : nourriture saine, variée et équilibrée dès le plus jeune âge ; pratique d’exercices physiques réguliers (vélo, natation, marche à pied…) ; activités sportives en clubs
- Les mesures d’interdiction de la fumée dans les lieux publics doivent être appliquées dans les meilleurs délais
- La publicité pour des produits nocifs à la santé doit être interdite
- Il importe de maintenir et développer le dépistage précoce de maladies, comme par exemple celui, gratuit, du cancer du sein organisé dans le canton
- Les programmes de sensibilisation des entreprises aux coûts induits par un excès de stress ou le mobbing*
- La prévention du suicide des jeunes, une des premières causes de mortalité de cette classe d’âge, mérite une attention toute particulière.
Politique hospitalière
Les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) ont entrepris une vaste réorganisation visant à réduire les coûts et rentabiliser l’institution. Toutefois, il a fallu y mettre un frein car la dotation insuffisante en personnel des différents départements mettent en péril l’accomplissement de leurs missions.
Les Verts souhaitent que les HUG agissent avec plus de transparence dans le suivi de leurs missions contractuelles et fournissent des informations à la population et au monde politique sur l’ensemble des problèmes qu’ils rencontrent concernant :
- La situation du personnel hospitalier (problèmes d’effectifs, taux d’absentéisme, stress du personnel, risques d’erreurs qui en découlent)
- La situation liée aux soins médicaux (maladies nosocomiales*, taux de réhospitalisation en raison de sorties prématurées, diminution de la durée d’hospitalisation).


