Les Verts Genève
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4. Diversité et intégration

Respect de la diversité, capacité à garantir l'égalité des chances et non-discrimination constituent des enjeux de société majeurs . Il s’agit d’assurer aux résidents du canton, quelle que soit leur origine, la possibilité de vivre ensemble de façon harmonieuse et égalitaire. Cette approche de l’intégration renvoie à la notion de communauté de destin fondée sur le respect des particularités culturelles, linguistiques et religieuses, notamment des minorités, visibles ou non. Les Verts genevois promeuvent une politique d’intégration et d’accueil réalisée en collaboration entre Etat, communes et monde associatif.

Défense du droit d’asile et respect des droits

Les conditions d’accès à la Suisse ne dépendent pas des cantons. La politique de migration dictée par la Confédération ne cesse de durcir les conditions d’accès et de vie des personnes issues des pays situés hors de l’Union européenne. Les Verts s’opposeront à toute loi discriminatoire à l’égard des étrangers et défendent le droit d’asile et le respect des droits de tout migrant. Ils s’engagent pour que ces principes régissent également les applications de la loi au niveau cantonal, notamment en ce qui concerne les requérants d’asile frappés d’une décision de non-entrée en matière.

La diversité profite à la Cité

L’intégration associe Etrangers et Suisses dans un même processus de citoyenneté – au sens étymologique du terme, « qui participe à la Cité » – et les engage à bâtir ensemble un destin commun. Pour les Verts, l’intégration se construit sur le long terme et se comprend comme un processus d’apprentissage mutuel entre Suisses et migrants. Les étrangers doivent pouvoir disposer d’outils leur permettant de s’aménager une place dans la Cité et de contribuer à l’intérêt général. Les Genevois et Confédérés, en reconnaissant cette diversité, bénéficient des avantages qu’elle procure.

La diversité doit être ainsi comprise comme source de richesse sociale, culturelle et économique. Il n’est que de lire l’histoire genevoise pour s’en convaincre. Fondée sur des immigrations successives, Genève s’est construite socialement et économiquement par l’apport des migrants. Le mur des Réformateurs ne présente que des étrangers. La Mère Royaume, Catherine Cheynel, était étrangère et réfugiée de la Saint-Barthélémy, autrement dit, dans un premier temps et dans le contexte de son époque : requérante d’asile. L’immigration a construit les bâtiments, la finance, l’horlogerie, l’industrie de Genève…soit l’essentiel de son économie.

Reconnaître la diversité

Partant d’une vision accueillante, dynamique et rassembleuse de la société genevoise, qui compte 40% d’étrangers, le Conseil d’Etat doit poursuivre la mise en œuvre d’une politique d’intégration qui encourage :

  • L’instauration d’un dialogue permanent entre les différents acteurs du terrain
  • Une socialisation rapide empêchant tout processus de marginalisation
  • L’égalité des droits et des chances, notamment dans l’accès à l’emploi
  • Une protection contre toute forme de discrimination et de racisme.

Les Verts se battent pour le droit de vote et d'éligibilité aux niveaux cantonal et communal pour les personnes étrangères après cinq ans de séjour dans le canton. Le droit de vote déjà conféré par le peuple sur le plan communal, après huit ans de présence en Suisse, n'est pas un aboutissement mais une étape.

Les Verts inquiets d’une tendance à la discrimination de certains candidats en raison de la consonance de leur nom, de la couleur de leur peau ou encore de leur origine estiment nécessaire d’apporter des solutions concrètes à cette situation. C’est pourquoi, à l’interne, les Verts genevois ont mis en place une politique de promotion des candidatures issues de la migration et représentant la diversité culturelle de notre canton.



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