Les Verts Genève
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4. Diversité et intégration

Construire une politique

Une politique d’intégration se construit en partenariat et à partir d’un véritable accueil. Il convient, en ce sens, de développer :

  • Les séances d’accueil des migrants – y compris dans leur langue d’origine – leur présentant la société genevois (et suisse), ses valeurs, ses règles de vie, son fonctionnement, ses organisations sociales ou sportives ainsi que les droits et les devoirs de tous
  • Le rôle des traducteurs issus des communautés étrangères, lesquels, au-delà du seul aspect linguistique de leur action, posent les bases d’une meilleure compréhension mutuelle.

Pour une école de l’intégration…

Les écoles sont des lieux d’intégration et peuvent également être un important point de contact pour les familles migrantes. En tant que telles, il importe que les écoles :

  • Donnent à tous les niveaux du corps enseignant une formation en matière de gestion des situations interculturelles
  • Améliorent l’information aux familles sur le fonctionnement du système scolaire
  • Accueillent sous leur toit une large offre de cours de langue pour les parents, notamment les femmes au foyer et les familiarisent avec les méthodes d’enseignement utilisées
  • Favorisent l’accès des élèves à leur langue maternelle tout en développant l’acquisition par ceux-ci de la langue française, en plus de l’activité menée à cet égard par des associations

… Et un marché intégrateur

Dans le domaine professionnel, il n’importe pas moins que :

  • Les personnes, et en particulier les femmes, qui veulent entrer sur le marché du travail puissent accéder à la formation. Pour ce faire, une information adéquate et une offre diversifiée sont nécessaires afin de trouver des cours ciblés à leurs besoins. Les associations communautaires et de formation, en lien avec les pouvoirs publics, ont ici un rôle important à jouer.
  • Les qualifications et les compétences des personnes migrantes soient reconnues afin, d’une part, d’endiguer la perte des savoirs et, d’autre part, de les diriger dans un secteur professionnel adéquat où leurs connaissances et capacités pourront être valorisées.

Au surplus, plusieurs milliers de personnes travaillent à Genève sans statut légal, autrement dit sans autorisation de séjour. Leur apport à l’économie locale est déterminant et reconnu comme vital pour de nombreux secteurs. Cette hypocrisie doit cesser et les Verts revendiquent la régularisation collective des personnes sans papiers par l'octroi de permis de séjour et de travail.

La majorité de ces personnes sans papiers sont des femmes travaillant dans le secteur de l’économie domestique, comme femmes de ménage, mamans de jour, gouvernantes, etc. Nombre d’entre elles sont seules et doivent subvenir aux besoins de leurs enfants vivant avec elles ou restés au pays.

S’agissant de toutes ces personnes sans statut légal, les Verts réclament :

  • L’application du droit à l’assurance maladie conformément à la loi
  • La promotion du chèque service, qui garantit salaire correct et couverture sociale adéquate
  • L’application obligatoire du contrat-type de travail
  • Le maintien de la scolarisation des enfants présents sur le territoire genevois.
Le droit à la scolarisation des jeunes sans statut légal, souvent nés à Genève, est acquis. Mais, il est nécessaire de mettre en place un système leur donnant non seulement droit à un enseignement post-obligatoire (collège, apprentissage en école) mais ouvrant également l’accès aux apprentissages professionnels en système dual.


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