Les Verts Genève
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8. Enseignement et formation

Le rôle premier de l'école, c'est de permettre l'acquisition d'un ensemble de connaissances, mais pas seulement. Les Verts considèrent que l’école doit aussi permettre la construction de la citoyenneté. Il est pour eux une évidence que, outre l'apprentissage d'un savoir, chaque enfant doit acquérir à l’école les compétences nécessaires à son intégration au sein de la société, au développement de son autonomie sociale et professionnelle et à l’exercice, en tout temps, de sa capacité de jugement.

L’école prépare à la vie

L’enseignement et la formation servent à améliorer et renforcer l’intégration des personnes dans leur environnement. A ce titre, un enseignement transdisciplinaire axé sur le développement durable doit être présent dans le primaire, le Cycle et le post-obligatoire.

Dans cet esprit, l’école a pour tâches essentielles de :

  • Permettre l’acquisition des connaissances fondamentales
  • Former à l’indépendance et au courage civique,
  • Accroître les compétences sociales
  • Développer la connaissance de soi
  • Promouvoir les aptitudes créatives, artistiques, physiques et participatives.

L’hétérogénéité des classes au Cycle d’orientation participe à ce mouvement. La scolarité des adolescents exige de la souplesse. Il n’est pas admissible que des destins se brisent à ce stade du développement.

Au surplus, les Verts sont profondément attachés à la démocratisation des études. L’accès à toutes les filières de l’enseignement doit être assuré sans discrimination liée aux moyens financiers des familles. Au-delà de cette exigence fondamentale, l’instruction publique doit contribuer à corriger l’inégalité des chances.

De même, le dispositif offrant des formations continues doit être développé et renforcé. Toute personne adulte doit pouvoir commencer ou prolonger à n’importe quel stade de sa vie un cursus d’acquisition de nouvelles connaissances. La formation ne s’arrête pas à la sortie de l’école.

Le rôle des parents

La formation s’inscrit également dans un processus plus large d’éducation où les parents jouent le premier rôle. Il revient en effet aux parents d’éduquer leurs enfants. Ils ne peuvent transférer cette responsabilité à l’institution scolaire. Cependant, l’école participe pleinement au processus d’éducation en permettant aux enfants et aux adolescents d’appréhender le monde qui les entoure et de le respecter. L’école complète donc l’action éducative de la famille. Dans cette perspective, il est essentiel que l’institution scolaire entretienne un dialogue fondé sur une relation de confiance avec les parents

Les Verts défendent :

  • Une collaboration renforcée entre l'école et les familles en les associant à la vie scolaire, ce qui présente des avantages à la fois pour les parents, les élèves, les enseignants et l'institution scolaire. Ils soutiennent à ce titre le développement des Conseils d'établissement, dont la création illustre cette attente.
  • Un fort développement des prestations d’enseignement offertes à l’Ecole de Parents, qui doit pouvoir disposer de moyens adaptés à la réalisation de sa mission.
  • Le programme HarmoS, dont ils suivront les développements avec la plus grande attention en insistant sur les points suivants :
    • Cet accord national sur l'application de standards permet à tous les élèves suisses de passer les mêmes épreuves, certaines années, dans les disciplines importantes. L’adhésion de Genève à ce processus favorise l’harmonisation des systèmes scolaires cantonaux et, particulièrement, la reconnaissance sur le plan national des études genevoises
    • En modifiant les horaires scolaires, Harmos rend nécessaire une redéfinition des activités parascolaires. L’accent devra être mis sur les activités physiques pour lutter contre la progression inquiétante de l’obésité chez les enfants. Les activités artistiques devront trouver la place qu’elles méritent
    • Les enfants devront recevoir la possibilité de développer la maîtrise de leur langue maternelle, même lorsque leur pays d’origine est incapable de financer cet enseignement

La nécessité de ne laisser aucun enfant dans la rue, lorsque les deux parents sont contraints de travailler à plein-temps, ne doit pas conduire à la généralisation de prise en charge de dix heures ou plus, qui sont préjudiciables à l’équilibre et à la santé de l’enfant.



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