Qualité de l’air
L’air que nous respirons à Genève n’est pas sain. Les valeurs limites annuelles et journalières sont largement dépassées tant pour le dioxyde d’azote* que pour l’ozone (100 à 300 fois par année !). Selon l'OMS, les polluants de l'air sont responsables de 6% des décès enregistrés en Suisse. Il est donc urgent d'enrayer ce phénomène. Il n'est pas acceptable d'établir des plans qui prévoient déjà que les normes ne seront pas respectées durant les années à venir. Les Verts défendent clairement :
- Des taxes sur le CO2* plutôt que sur les combustibles et les carburants
- L’interdiction temporaire de la circulation des véhicules les plus polluants (sans catalyseur ou moteurs deux-temps, par exemple) lorsque les valeurs-limites sont dépassées
- Une réduction du nombre et de la vitesse des véhicules motorisés – les motos et scooters, ne polluent pas moins que les voitures même avec catalyseurs – afin d’abaisser le taux de NOx* (oxydes d’azote), dont les concentrations sont trop fortes en zone urbaine et dont les émissions proviennent, pour 45%, du trafic routier
- Une évolution progressive des infrastructures de chauffage
- Le développement urgent des filtres à particules afin de limiter l’émission de particules fines*, qui sont cancérigènes et dont les taux dépassent aussi, dans une grande partie du canton, les normes admises.
- La lutte active contre les pollutions intérieures dues notamment aux produits dangereux rencontrés dans des lieux clos: amiante, plomb, particules fines, PCB et composés organiques volatils.
- L’assainissement de tous les bâtiments dans lesquels des produits dangereux auront été détectés
Lutte contre le bruit
Le bruit contribue à la dégradation de la qualité de la vie et est devenu un véritable problème de santé publique. A Genève, c’est très clairement la circulation routière et le trafic aérien qui posent le plus de problèmes. Le cadastre du bruit est aujourd’hui complet. On sait désormais qu’une personne sur quatre est exposée au bruit du trafic routier au-delà des limites acceptables. Dans ce contexte, les Verts genevois :
- Dénoncent le fait que les délais d’assainissement initialement prévus pour 2002 aient été repoussés à plusieurs reprises, pour être finalement fixés à l’échéance 2015-2018, et réclament une réduction de ces délais
- Considèrent qu’il faut prendre les mesures de réduction à la source (gestion du trafic, mode de conduite, véhicules non bruyants, modération du trafic alliée au remplacement des feux par des giratoires)
- Réclament une politique antibruit plus active, passant par un meilleur contrôle des véhicules non conformes, en particulier les deux-roues motorisés.
Gestion des déchets
La manière dont nous gérons les déchets est un indicateur infaillible de notre niveau de conscience individuel et collectif en matière de développement durable. De grands progrès ont été réalisés en matière de recyclage, notamment sous la pression des Verts. Il convient de poursuivre une diminution des déchets à la source, tant en milieu professionnel que privé.
Les Verts attendent de l’Etat qu’il :
- Développe une politique de communication plus incisive concernant l’évolution des collectes et du tri des déchets, notamment par la création et la diffusion d’un indicateur permettant à toutes et tous de faire le lien entre la production de ses déchets et le coût de leur gestion par filière. Pratiquée dans de nombreux cantons, la taxe poubelle mérite un examen renouvelé en vue de son application à Genève
- Fasse prévaloir l’intérêt général en imposant aux promoteurs publics et privés de résoudre la question des déchets dès l’étude des projets d’urbanisme
- Fasse cesser l’actuel tourisme des déchets organiques en privilégiant la réalisation d’installations de méthanisation raccordées au réseau du gaz naturel.
Risques technologiques
Le développement de la science et de l’activité humaine peuvent faire courir des risques importants dont la maîtrise n’est pas toujours assurée. Les Verts se préoccupent ainsi non seulement des risques engendrés par les industries nucléaire et chimique mais, aussi, du développement du génie génétique, de la diffusion omniprésente des ondes électromagnétiques (antennes de téléphonie mobile et autres) et des nanotechnologies. Dans ces domaines, les pouvoirs publics doivent absolument :
- Respecter scrupuleusement les lois existantes et, au besoin, légiférer encore
- Exiger des études d’impact
- Observer le principe de précaution*.
Il n’est pas admissible, en effet, de justifier par l’ignorance le refus de prendre en compte les risques potentiels.



