Actualités - Les Verts - Genève - Les Verts - Genève https://www.verts-ge.ch Sat, 21 Sep 2019 11:29:48 +0200 Joomla! - Open Source Content Management fr-fr Budget 2020: Le Conseil d'Etat ne prend pas la mesure de l'urgence climatique https://www.verts-ge.ch/nos-idees/communiques-de-presse/item/5483-budget-2020-le-conseil-d-etat-ne-prend-pas-la-mesure-de-l-urgence-climatique.html https://www.verts-ge.ch/nos-idees/communiques-de-presse/item/5483-budget-2020-le-conseil-d-etat-ne-prend-pas-la-mesure-de-l-urgence-climatique.html Budget 2020: Le Conseil d'Etat ne prend pas la mesure de l'urgence climatique

Ce matin, le Conseil d’Etat a présenté son projet de budget pour l’année 2020. Les Vert.e.s genevois.es dénoncent l’invisibilité de la crise climatique majeure à laquelle nous sommes confronté.e.s : aucune mesure forte n’est prise pour y faire face et s’y adapter. Par ailleurs, le déficit majeur provoqué par différentes réformes, et en particulier la RFFA, ne doit pas se faire aux dépens de la fonction publique et des générations futures.

Les Vert.e.s genevois.es sont choqué.e.s de l’absence de mesures financières pour faire face à l’enjeu climatique. Le Conseil d’Etat se limite à prôner le lancement et l’accompagnement du CEVA comme mesure forte pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre dans le canton. C’est totalement insuffisant. Les fonds publics doivent être réorientés de manière ambitieuse et immédiate pour financer la transition écologique à Genève. Rénovation énergétique des bâtiments, trafic aérien, multiplication des zones piétonnes et des pistes cyclables dans le canton : les mesures à prendre ne manquent pas. Il manque seulement la volonté politique d’un collège gouvernemental qui ne semble pas prendre la mesure de l’urgence climatique. Le vélo est notamment le grand absent de la politique d’investissements en matière de mobilité.

Le budget du Canton de Genève affiche un déficit de 589,7 millions pour l’année 2020. Ce déficit colossal est dû aux réformes importantes que doit affronter notre canton, l’imposition des entreprises (RFFA), à laquelle nous nous sommes fermement opposé.e.s, et la recapitalisation de la caisse de pension de la fonction publique en premières lignes. Les conséquences que nous craignions au niveau cantonal se réalisent : la symétrie des efforts n’est qu’un vœu pieux. Le Conseil d’Etat envisage encore une fois de ne pas honorer ses engagements d’employeur en supprimant l’annuité des fonctionnaires pour deux des prochaines années, tandis qu’aucune mesure fiscale ambitieuse n’est prise. Dans une période de vaches maigres, la suppression du bouclier fiscal, mesure antisociale et inégalitaire au possible, devrait tenir de l’évidence.

Qui dit déficit de près de 600 millions de francs, dit creusement de la dette, déjà située à 11,8 milliards de francs fin 2018. Les Vert.e.s genevois.es sont préoccupé.e.s et attendent qu’une réflexion de fond soit menée au Conseil d’Etat. Les dépenses et cadeaux fiscaux actuels, qui creusent la dette, se font au détriment des générations futures, au même titre que l’inaction face à l’urgence climatique. Il est de notre devoir de faire preuve de solidarité et de justice intergénérationnelle.

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lesverts@antispam.ch (Administrator) Communiqués Thu, 19 Sep 2019 14:57:58 +0200
La majorité du Grand Conseil vote les motions Vertes sur l’asile et contre le Mercosur ! https://www.verts-ge.ch/nos-idees/echos-du-grand-conseil/item/5480-la-majorite-du-grand-conseil-vote-les-motions-vertes-sur-l-asile-et-contre-le-mercosur.html https://www.verts-ge.ch/nos-idees/echos-du-grand-conseil/item/5480-la-majorite-du-grand-conseil-vote-les-motions-vertes-sur-l-asile-et-contre-le-mercosur.html La majorité du Grand Conseil vote les motions Vertes sur l’asile et contre le Mercosur !

Echo du Grand Conseil de la session des 12 – 13 septembre par Isabelle Pasquier, vice-cheffe de groupe et députée

La session du 12 et 13 septembre a vu le succès de plusieurs textes portés par notre parti, notamment en termes de mobilité et de solidarité. Quelques points forts :

  • Mobilité

Modification de la loi sur la circulation routière (compensation des places) (PL 12412-A)

Présentée comme un changement de paradigme par le Conseiller d’Etat, la modification votée permet de supprimer 4'000 places de parc sans compensation.

Delphine Klopfenstein Broggini s’est réjouie de cette avancée. « Avec ce projet de loi, le Conseil d'Etat casse enfin l’équation une place de parc en surface égale une place de parc en sous-sol ce qui lui permettra de mettre en œuvre la loi pour une mobilité cohérente et équilibrée. Il était temps ! C'est un petit pas toutefois et les Vert.e.s défendront prochainement leur projet de loi qui prévoit des exceptions systématiques à la loi sur la compensation lorsqu'il s'agit d'aménagements pour la mobilité douce. »

Protection contre le bruit (M 2479)

Le Grand Conseil a pris acte du rapport du Conseil d’Etat suite à la motion verte « radar bruit. » Toutefois, Delphine Klopfenstein a relevé que « Les Verts regrettent qu’on ne parle que de sensibilisation, ils aimeraient que les véhicules trop bruyants soient réellement sanctionnés. »

Le Grand Conseil a de plus renvoyé en commission des transports un rapport du Conseil d’Etat sur l’avancement des mesures pour réduire les nuisances sonores, une problématique que la majorité a jugé nécessaire de mieux étudier.

  • Solidarité

Traité de libre-échange le Mercosur (R 891)

Après les cantons de Vaud et du Jura, le Grand Conseil a adopté la résolution « Genève doit s’engager pour un référendum » avant de signer ce traité.

« L'enjeu environnemental est de taille, l'enjeu social est tout aussi important, alors que cet accord de libre-échange ne donne aucune garantie de protection de l'agriculture locale et de lutte contre la déforestation. Il s'agit aujourd'hui de relocaliser notre agriculture, d'assurer notre souveraineté alimentaire par des politiques promouvant la sécurité alimentaire et celle des écosystèmes » a indiqué sa première signataire, Delphine Klopfenstein Broggini.

Le débat a donné droit à des passes d’armes intéressantes des députées représentant le monde agricole. Une viticultrice a indiqué avec émotion que les familles paysannes ne comprennent pas qu’on puisse envisager de les sacrifier pour favoriser les exportations de l’industrie. Tandis que sa collègue œnologue jugeait elle cette résolution précipitée.

Par 44 voix contre 38, la résolution a été acceptée.

Des perspectives pour les Erythréen.ne.s et les requérant.e.s mineurs non accompagnés

Frédérique Perler a présenté le rapport de la commission de affaires sociales suite à la pétitions ( P 2066-A) demandant le droit de rester pour les Erythéren.ne.s. « Concrètement, sur le terrain à Genève, ces jeunes sont déboutés mais ne peuvent pas être renvoyés. Il y aurait des moyens de sortir ces jeunes de cette situation et de ce no man’s land, pour autant que le Conseil d’Etat leur offre des perspectives d’avenir ». Et deux motions vertes, celles de Marjorie de Chastonay demandant la prise en charge jusqu’à 25 ans plutôt que 18 (M 2524-A) et de David Martin demandant de faciliter l’insertion professionnelle pour les déboutés dont le renvoi n’est pas possible (M. 2526-A) ont été acceptées.

Pas de centre fédéral d’attente et de départ à Genève (M 2489)

Cette motion de Delphine Klopfenstein, acceptée en mars 2019, demande au Conseil d’Etat de renoncer à la construction d’un centre fédéral d’attente et de départ à Genève. L’actualité, avec la fermeture de centres annoncée dans divers cantons, atteste qu’il n’y a pas de nécessité d’ajouter des places. Prévoir un centre de cette envergure, comprenant même une écoule, sous l’aéroport, est indigne de la traduction d’accueil du canton. Delphine Kolpfenstein Broggini a dénoncé le jusqu’au-boutisme du Conseil d’Etat, « si la population a voté en faveur de procédures plus courtes, elle n’a jamais demandé d’enfermer les requérants derrière des barbelés et d’empêcher les enfants de fréquenter nos écoles ». Le rapport du Conseil d’Etat, qui poursuivait dans sa volonté de réaliser ce site, a été refusé par les groupes vert, rose et orange.

  • Conciliation vie privée et professionnelle

Avancée concernant l’accueil préscolaire (PL 12197)

Après près de cinq ans de travaux en commission, ce projet de loi a été bouclé et accepté. Sa conclusion dépendait de l’acceptation de RFFA, en ancrant une participation des employeurs au financement des places d’accueil. Ce projet permet d’augmenter le nombre de places en crèche (il manque 3 à 4000 places) et de diversifier les sources de financement. Il crée une fondation de droit publique qui planifiera et gèrera l’accueil. Marjorie de Chastonay s’est réjouie que « la nouvelle fondation disposera d’un fonds destiné notamment l’inclusion de tous les enfants. »

  • Droits démocratiques

Vote électronique R 873

La résolution 873 pour le développement d’un système de vote électronique en mains publiques au niveau national ou intercantonal et la motion 2573 pour un système de vote électronique ont été acceptée, la seconde contre l’avis du Conseil d’Etat.

« Les canaux empruntés par le vote électronique sont potentiellement sujets à de nombreuses attaques. Il est donc de première importance que les citoyen.ne.s puissent avoir confiance dans les programmes développés. Le système mis en place doit être entièrement en mains publiques et le code source ouvert. La résolution demande de plus que la Confédération soutienne cette démarche au lieu de chercher à privatiser le système » a déclaré Pierre Eckert.

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lesverts@antispam.ch (Administrator) Echos du Grand Conseil Tue, 17 Sep 2019 15:05:25 +0200
Urgence climatique: les mesures Vertes pour Genève https://www.verts-ge.ch/nos-idees/communiques-de-presse/item/5466-urgence-climatique-les-mesures-vertes-pour-geneve.html https://www.verts-ge.ch/nos-idees/communiques-de-presse/item/5466-urgence-climatique-les-mesures-vertes-pour-geneve.html Urgence climatique: les mesures Vertes pour Genève

 Au moment où l’Organisation des Nations Unies (ONU) a tiré la sonnette d’alarme en rappelant qu’il restait deux années pour agir contre le changement climatique « sous peine de conséquences désastreuses », les Vert.e.s genevois.es déposent quatre interventions parlementaires pour répondre à l’urgence.  Ils mandatent par ailleurs l’association Noé 21 pour vérifier que le plan climat cantonal est à la hauteur du défi qui nous attend. Ces mesures ont été présentées ce matin en conférence de presse.

 « Le plan climat est l’épine dorsale de la politique climatique genevoise. Il faut nous assurer qu’il soit à la hauteur du défi gigantesque que représente l’urgence climatique » selon Delphine Klopfenstein Broggini, députée Verte et co-secrétaire générale des Vert.e.s genevois.es. C’est dans cette optique que le parti écologiste mandate l’association Noé 21 pour qu’elle analyse le 2e volet du plan climat cantonal (lien vers le 1er volet ici). Le but de l’étude est d’évaluer si les mesures proposées dans le volet 2 du plan climat sont suffisantes, d’identifier les mesures à prioriser et les moyens de suivi à mettre en place pour assurer qu’elles produisent les effets attendus et de proposer des mesures additionnelles. Les résultats de l’étude seront dévoilés en début d’année prochaine.

Au niveau parlementaire, Pierre Eckert, député et chef de groupe, dépose un projet de loi constitutionnel qui vise à inscrire dans la constitution genevoise l’objectif d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. L’article 8 (buts) et 158 (climat) sont notamment étoffés, pour y faire apparaître la lutte contre le réchauffement climatique et les dérèglements qu’il génère, mais aussi pour donner mandat à l’ensemble des acteurs publics et parapublics (Canton, communes, institutions publiques, caisses de pension de droit public) d’agir contre le réchauffement climatique, notamment au niveau des placements. Si Genève n’exploite pas de mine de charbon, les placements financiers réalisés ici sont climaticides. Selon certaines estimations, la place financière suisse émet 22 fois les émissions domestiques totales du pays à travers les investissements qu’elle choisit de réaliser dans les énergies fossiles.

Pour aller plus loin sur la question des placements, Pierre Eckert dépose aussi une motion qui demande au Conseil d’Etat d’intervenir auprès de la Caisse de pension de l’Etat de Genève (CPEG) pour qu’elle élabore rapidement une véritable stratégie climatique concernant ses placements. La CPEG devrait notamment se fixer des objectifs et des critères de réussite mesurables permettant de viser un objectif d’intensité carbone de ses placements inférieur de 50% à celui des indices de référence d’ici 2024.

« Le plan climat cantonal indique que les émissions de gaz à effet de serre (GES) du trafic aérien correspondent à 23% des émissions du canton en 2012, sans même parler du bruit et des autres formes de pollution de l’air qu’il génère : nous devons corriger le tir », selon le député Yvan Rochat. Il dépose un projet de loi dont le but est de modifier l’article 2 (missions) de la loi sur l’aéroport, pour y inscrire la prise en compte de l’urgence climatique et demander la mise en œuvre d’une stratégie spécifique de réduction des émissions de GES générées par l’aéroport, dans le respect des objectifs et délais figurant au plan climat cantonal et en étroite collaboration avec l’ensemble des sociétés actives à l’aéroport.

L’aéroport doit par ailleurs renforcer sa participation financière pour répondre au défi climatique. C’est dans ce but qu’Isabelle Pasquier, députée et vice-cheffe de groupe, dépose une motion. Elle invite le Conseil d’Etat à mettre en place un mécanisme permettant d’affecter la part des bénéfices de l’aéroport reversée à l’Etat à des mesures visant la réduction des émissions de GES dans le canton et l’adaptation au réchauffement climatique. Elle lui demande également de compléter la Convention d’objectifs signée entre le Canton et  l’aéroport pour fixer un pourcentage supplémentaire du bénéfice que l’AIG verse pour financer la mise en œuvre des mesures prévues par le Plan climat cantonal. 

« En proposant ces mesures, les Vert.e.s genevois.es ne font que poursuivre leur engagement de longue date pour le climat et la protection des écosystèmes en général », selon Jean Rossiaud, député. Il rappelle avoir déposé en février une motion intitulée « Une réponse politique à l’appel des jeunes pour sauver le climat ». Adoptée à l’unanimité de la commission, la motion y a été fortement amendée mais le groupe des Vert.e.s est satisfait du résultat, qui sera prochainement voté en plénière du Grand Conseil. Le Conseil d’Etat est invité à déclarer l’urgence climatique, à compléter le Plan climat cantonal en y fixant à l’horizon 2030 la réduction de 60% des émissions de gaz à effet de serre et la neutralité carbone d’ici 2050 au plus tard, à s’armer d’indicateurs concrets et d’un calendrier de mise en œuvre. Le gouvernement est aussi invité à proposer des moyens financiers et des incitations pour la mise en œuvre du Plan climat. Enfin, les représentant.e.s des jeunes mobilisé.e.s pour le climat doivent être associé.e.s à l’adaptation requise et la population doit être tenue informée de l’avancée de ce travail.

Le climat n’attend pas : il faut agir de suite, à tous les niveaux, pour protéger notre habitat, celui des générations futures et des autres espèces. Les Vert.e.s reviendront très prochainement avec des nouvelles interventions parlementaires et descendront dans la rue, partout dans le monde, le 28 septembre prochain, pour exiger des mesures plus rapides que celles que les gouvernements sont en train de mettre en place.

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lesverts@antispam.ch (Administrator) Communiqués Mon, 16 Sep 2019 12:17:40 +0200
Mercosur, droit d'asile: victoires vertes au Grand Conseil https://www.verts-ge.ch/nos-idees/communiques-de-presse/item/5465-mercosur-droit-d-asile-victoires-vertes-au-grand-conseil.html https://www.verts-ge.ch/nos-idees/communiques-de-presse/item/5465-mercosur-droit-d-asile-victoires-vertes-au-grand-conseil.html Mercosur, droit d'asile: victoires vertes au Grand Conseil

L’Amazonie brûle et le Conseil fédéral nous concocte un traité de libre-échange qui ne fera qu’encourager la déforestation. A Genève, les mesures de lutte contre le réchauffement climatique tardent. Les jeunes réfugié.e.s ne reçoivent pas une prise en charge de qualité, tandis que les personnes déboutées se voient abandonnées à leur sort, parfois pendant plusieurs années. Les Verts genevois, suivis de la majorité du Grand Conseil, corrigent le tir, en envoyant une résolution à Berne et trois motions au Conseil d’Etat.

Alors que l’Amazonie, poumon d’oxygène et de biodiversité de notre planète, est en flamme, le Conseil fédéral présente le traité de libre-échange avec le Mercosur, pour encourager les importations de viande et de soja qui détruisent la forêt. Ce traité ne contient que de très faibles mécanismes de contrôle et de sanctions en cas de violations des engagements pris par les Etats concernés en matière sociale et environnementale. Il est pourtant crucial de faire en sorte que les garanties minimales de protection de l’agriculture locale et de lutte contre la déforestation, notamment, soient assurées. Les Vert.e.s sont donc intervenu.e.s fin août de manière coordonnée dans plusieurs parlements. Elles et ils ont demandé que leurs cantons respectifs s’engagent auprès des autorités fédérales pour que le traité de libre-échange avec le Mercosur soit soumis à un référendum facultatif. Hier, la majorité du Grand Conseil a partagé l’inquiétude des Vert.e.s et a soutenu la résolution déposée par Delphine Klopfenstein Broggini.

Les Vert.e.s genevois.e.s se réjouissent par ailleurs du soutien apporté aujourd’hui par la majorité du Grand Conseil à deux motions Vertes touchant au droit d’asile. La première, déposée par Marjorie de Chastonay, vise l’accompagnement des requérant.e.s d’asile mineur.e.s non accompagné.e.s (RMNA). Une fois passés à l’âge adulte, les ex-RMNA sortent du dispositif de prise en charge des mineurs et se retrouvent très vite sans accompagnement social, sanitaire et pédagogique. A Genève, ils et elles étaient 256 dans cette situation en septembre 2018. Or, les expert.e.s dans le domaine préconisent d’éviter une coupure si brutale et de maintenir les prestations prévues par les politiques de l’enfance et de la jeunesse jusqu’à 25 ans. La motion enjoigne donc le Conseil d’Etat à assurer un accompagnement sociopédagogique de qualité des ex-RMNA jusqu’à l’obtention d’une formation certifiante ou jusqu’à 25 ans.

Lorsqu’une demande d’asile est rejetée ou qu’une admission provisoire est retirée, la personne concernée n’est plus autorisée à travailler ou à terminer son apprentissage. Or, parmi les personnes déboutées de l’asile, une grande partie ne quittera pas le territoire avant plusieurs années : pourquoi retirer les repères que peuvent constituer le travail ou la formation et forcer le passage au régime de l’aide d’urgence, extrêmement précarisant ? La motion de David Martin, renvoyée aujourd’hui au Conseil d’Etat, lui demande de prendre langue avec les autorités fédérales en vue de prolonger l’autorisation de travailler ou de se former lorsque le renvoi est irréalisable. La menace de renvoi étant épuisante et insupportable sur le long-terme, la motion invite également le Conseil d’Etat à demander un permis de séjour au Secrétariat d’Etat aux migrations (SEM) pour les personnes déboutées de l’asile qui répondent aux critères de régularisation, conformément à l’article 14 de la LAsi.

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lesverts@antispam.ch (Administrator) Communiqués Fri, 13 Sep 2019 16:33:59 +0200
Barrer la route au traité de libre-échange sur le Mercosur. Le Grand Conseil envoie une résolution Verte à Berne https://www.verts-ge.ch/nos-idees/communiques-de-presse/item/5464-barrer-la-route-au-traite-de-libre-echange-sur-le-mercosur-le-grand-conseil-envoie-une-resolution-verte-a-berne.html https://www.verts-ge.ch/nos-idees/communiques-de-presse/item/5464-barrer-la-route-au-traite-de-libre-echange-sur-le-mercosur-le-grand-conseil-envoie-une-resolution-verte-a-berne.html Barrer la route au traité de libre-échange sur le Mercosur. Le Grand Conseil envoie une résolution Verte à Berne

L’Amazonie brûle et le Conseil fédéral nous concocte un traité de libre-échange qui ne fera qu’encourager la déforestation. Les Verts genevois, suivis de la majorité du Grand Conseil, corrigent le tir, en envoyant une résolution pour permettre à la population de voter.

Alors que l’Amazonie, poumon d’oxygène et de biodiversité de notre planète, est en flamme, le Conseil fédéral présente le traité de libre-échange avec le Mercosur et encourage ainsi les importations de viande et de soja qui détruisent la forêt. Ce traité ne contient que de très faibles mécanismes de contrôle et de sanctions en cas de violations des engagements pris par les Etats concernés en matière sociale et environnementale. Il est pourtant crucial de faire en sorte que les garanties minimales de protection de l’agriculture locale et de lutte contre la déforestation, notamment, soient assurées.

Les Vert.e.s sont donc intervenu.e.s fin août de manière coordonnée dans plusieurs parlements. Elles et ils ont demandé que leurs cantons respectifs s’engagent auprès des autorités fédérales pour que le traité de libre-échange avec le Mercosur soit soumis à un référendum facultatif. Aujourd’hui, la majorité du Grand Conseil partage l’inquiétude des Vert.e.s et a soutenu la résolution déposée par Delphine Klopfenstein.

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lesverts@antispam.ch (Administrator) Communiqués Thu, 12 Sep 2019 23:46:09 +0200
Action immédiate pour sauver le poumon de notre planète l'Amazonie et ses derniers peuples https://www.verts-ge.ch/signer/petitions/item/5463-action-immediate-pour-sauver-le-poumon-de-notre-planete-l-amazonie-et-ses-derniers-peuples.html https://www.verts-ge.ch/signer/petitions/item/5463-action-immediate-pour-sauver-le-poumon-de-notre-planete-l-amazonie-et-ses-derniers-peuples.html Action immédiate pour sauver le poumon de notre planète l'Amazonie et ses derniers peuples

"La Suisse a une longue tradition diplomatique humanitaire. Il est donc de notre responsabilité d’intercéder auprès des autorités brésiliennes, pour les enjoindre de ne pas menacer les populations autochtones en détruisant leur habitat et de ne pas commettre un acte irréparable au regard du climat. "

Nous vous invitons vivement à signer et relayer la pétition au lien ICI

 

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lesverts@antispam.ch (bruno) Pétitions Fri, 13 Sep 2019 09:56:38 +0200
Mots d'ordre des JVGe pour les votations du 24 novembre https://www.verts-ge.ch/nos-idees/communiques-de-presse/item/5462-mots-d-ordre-des-jvge-pour-les-votations-du-24-novembre.html https://www.verts-ge.ch/nos-idees/communiques-de-presse/item/5462-mots-d-ordre-des-jvge-pour-les-votations-du-24-novembre.html Mots d'ordre des JVGe pour les votations du 24 novembre

Lors de leur Assemblée Générale du 10 septembre, les Jeunes Vert-e-s Genève ont pris position sur les objets cantonaux des votations du 24 novembre prochain.

Pour faire face à la pénurie de logements dans le canton, et pour permettre l’accès au logement pour tou-te-s, les JVGe ont accepté à l’unanimité l’initiative 162. Le marché libre ne permet pas de répondre aux besoins, c’est pourquoi l’État doit pouvoir intervenir afin de rendre concret l’article 38 de notre constitution cantonale.

Les Jeunes Vert-e-s Genève ont adopté une position claire sur la question de l’Aéroport de Genève : c’est OUI à l’initiative et NON au contreprojet. Pour la question subsidiaire, les JVGe ont indiqué une préférence unanime à l’initiative. Le développement prévu de l’Aéroport de Genève à l’Horizon 2030 est clair : le nombre de vols va augmenter, tout comme le nombre de passagers et les nuisances que cela accompagne. Or, le développement technologique des avions, ainsi que les belles paroles ne suffisent pas pour réduire les impacts négatifs de l’aéroport sur les riverain-e-s, la biodiversité et la qualité de l’air. Les JVGe considèrent que le développement de l’aéroport ne peut se faire sur le dos de la population et doit prendre en compte les enjeux environnementaux. Deux éléments que le contreprojet n’empoigne pas à sa juste mesure.

En ce qui concerne le texte sur l’expérimentation animale, les JVGe ont apporté leur soutien à l’initiative cantonale. Bien que celle-ci pose certaines interrogations sur le principe de collégialité, les JVGe souhaitent rappeler que l’expérimentation animale se fait sur des êtres sensibles. Toute mesure visant à renforcer le contrôle de ces pratiques, d’autant plus dans un canton universitaire où la pratique est répandue, mérite donc d’être soutenue.

En ce qui concerne les produits phytosanitaires dans le canton, les JVGe regrettent amèrement le travail réalisé en commission. Là où le texte de départ proposait un cadre clair et des mesures concrètes visant à s’en passer, le texte soumis en votation sonne creux bien qu’il aille dans la bonne direction. Les JVGe soutiennent donc avec un certain regret ce texte qui va davantage dans le sens d’un greenwashing que dans celui d’une avancée concrète et courageuse contre les produits phytosanitaires. 

Après avoir soutenu le référendum cantonal contre le développement de la zone dite de Prédu-Stand, les JVGe réaffirment leur opposition à ce projet. La bétonisation de terres agricoles pour créer notamment des bureaux vides et des terrains de football à proximité immédiate de l’aéroport ne répond pas à une logique durable de la gestion de notre territoire cantonal.

Enfin, en ce qui concerne le projet de développement au Petit-Saconnex, les JVGe soutiennent une utilisation améliorée de l’occupation au sol. A ce titre, les JVGe soutiennent ce projet qui s’inscrit dans la logique de l’initiative fédérale « Stop mitage », soutenue en février 2019 par 47,7% des Genevois-es. Proches des transports publics, des commerces et en centre-ville, ces nouveaux logements permettront de densifier de manière qualitative des espaces destinés à loger la population.

Pour plus d’informations :

- Sophie Desbiolles, Co-présidente des JVGe, 079 255 85 25

- Valentin Dujoux, Co-président des JVGe, 079 338 49 35

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lesverts@antispam.ch (Administrator) Communiqués Fri, 13 Sep 2019 10:03:49 +0200
L'importance de l'Initiative "Pour un pilotage démocratique de l'aéroport de Genève" https://www.verts-ge.ch/nos-idees/tribune-libre/item/5459-l-importance-de-l-initiative-pour-un-pilotage-democratique-de-l-aeroport-de-geneve.html https://www.verts-ge.ch/nos-idees/tribune-libre/item/5459-l-importance-de-l-initiative-pour-un-pilotage-democratique-de-l-aeroport-de-geneve.html L'importance de l'Initiative

Par Isabelle Pasquier-Eichenberger, députée et candidate au Conseil National. Lettre de lecteur parue dans le Courrier le 11 septembre 2019.

Je souhaite réagit à la lettre du jour datée du 4 septembre et publiée dans votre édition du 10, signée par Mme Nathalie Hardyn, CCIG.

 Le nombre de passagers a doublé au cours des dix dernières années et l’aéroport émet le quart des émissions de CO2 du canton. La voix des Genevois.e.s a-t-elle été entendue comme l’indique un courrier publié le 10 septembre ?

Les représentant.e.s des associations de riverains et de protection de l’environnement, ainsi que les élus des communes limitrophes, de droite comme de gauche, auditionnés en commission de l’économie ont tous appelé à soutenir l’initiative 163 et à refuser son contreprojet. Ce dernier bétonne la vision du toujours plus. Un directeur de l’Office fédéral de l’aviation a d’ailleurs précisé que les pronostics de 25 millions de passages en 2030 sont réalistes.

Là où l’initiative appelle raisonnablement à chercher « un équilibre entre l’importance pour la vie économique, sociale et culturelle de l’aéroport et la limitation des nuisances », en questionnant l’essor des vols à bas coût ; le contreprojet lui évoque « la qualité de la desserte ». Sans jamais définir ce qu’elle englobe. Mais certainement pas une diminution des nuisances, à laquelle l’auteur du contreprojet a dit qu’il ne croit pas.

La démocratie se nourrit en effet de proposition constructive : à cette initiative portée par la population de la rive droite qui subit les nuisances, j’appelle à dire un oui responsable et solidaire.

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lesverts@antispam.ch (Administrator) Tribune libre Thu, 12 Sep 2019 10:51:00 +0200
Le coût du bien être https://www.verts-ge.ch/nos-idees/tribune-libre/item/5458-le-cout-du-bien-etre.html https://www.verts-ge.ch/nos-idees/tribune-libre/item/5458-le-cout-du-bien-etre.html Le coût du bien être

Par Yves Herren, trésorier des Verts Ville de Genève et candidat au Conseil National. Lettre de lecteur parue dans la Tribune de Genève du 11 septembre 2019.

La forte tendance à multiplier les surfaces lisses et minérales dans l’aménagement urbain en ville de Genève consiste à vouloir faire en sorte que cela coûte le moins possible en frais d’entretien. Sans réelle vision du bien-être de la population dans son environnement naturel direct. Pour certains, faire grandir des arbres en pépinière, planter, tailler, arroser, soigner n’est vu que comme un coût financier inscrit dans la durée. Le bien-être de la population par le vivant a aussi un prix qu’il faut prévoir dans les coûts fixes d’entretien au budget, et pas seulement dans l’investissement. 

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lesverts@antispam.ch (Administrator) Tribune libre Thu, 12 Sep 2019 09:56:22 +0200
La Suisse d'un autre âge https://www.verts-ge.ch/nos-idees/tribune-libre/item/5457-la-suisse-d-un-autre-age.html https://www.verts-ge.ch/nos-idees/tribune-libre/item/5457-la-suisse-d-un-autre-age.html La Suisse d'un autre âge

Par Didier Bonny, co-président des Verts Ville de Genève et candidat au Conseil National. Texte paru dans son blog de la Tribune de Genève le 11 septembre 2019.

Une fois de plus, le Conseil des Etats a fait preuve de son conservatisme et de son manque de vision sur un sujet de société. Par 26 voix contre 11, il a voté 7 mesures pour durcir l’accès au service civil et donc le rendre moins attractif. Voici les principales :

  • Les civilistes feront au moins 150 jours de service. Dès le premier cours de répétition, les militaires accompliront plus de jours que maintenant.
  • Les militaires attendront 1 an après avoir déposé leur demande d’admission. Entre temps, ils continueront leur service.
  • Les militaires qui déposent leur demande en pleine école de recrues devront terminer deux ans plus vite qu’avant leur affectation de 180 jours.
  • Les cadres militaires admis au service civil feront 1,5 fois plus de jours qu’au service militaire contre 1,1 actuellement.
  • Les médecins ne pourront plus faire le service civil à des postes de médecins.

A la lecture de cette liste, l’objectif de la majorité est donc limpide : mettre les bâtons dans les roues à ceux qui veulent continuer de servir leur pays, mais autrement. C’est beaucoup plus simple de procéder de cette manière plutôt que de répondre à la « vraie » question, à savoir les raisons pour lesquelles de plus en plus de jeunes s’engagent pour un service civil plutôt que militaire, dont un bon tiers d’entre eux (2264 sur 6205) après l’école de recrues. Il faut ajouter à ce nombre 428 cadres et spécialistes qui « désertent » l’armée en cours de route. On n’est donc pas très loin de la moitié des demandes d’admission au service civil !

La preuve que l’armée telle qu’elle est organisée aujourd’hui n’est plus adaptée à notre époque avec un temps de service trop long par rapport à ce qu’elle apporte le plus souvent à un jeune, contrairement au service civil, beaucoup plus formateur et où l’on n’est pas traité comme un simple pion. Avec cette réforme, qui doit encore être votée par le Conseil national, en principe lors de la session d’hiver, on peut faire l’hypothèse que de nombreux jeunes seront tentés d’emprunter la voie bleue et ainsi éviter à l’avenir tout service à la collectivité.

Un bel autogoal qui sera très vraisemblablement combattu par un référendum si le Conseil national emboîte le pas au Conseil des Etats, ce qui serait le cas dans sa composition actuelle, mais peut-être pas dans sa prochaine si les électrices et électeurs donnent un coup de balai à cette Suisse d’un autre âge !

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lesverts@antispam.ch (Administrator) Tribune libre Thu, 12 Sep 2019 09:52:00 +0200